Séville dans les premières années du 20ème siècle
SÉVILLE,
v. d'Espagne, capitale de la prov. du même nom, anc. capit. de l'Andalousie, sur le Guadalquivir, à 388 kil. S. de Madrid; par 3° 23' lat. N. et 8°21' long. O.; 134,000 hab. Université, école de navigation, académie des beaux-arts, musée de peinture, fonderie de canons et de projectiles, manufacture célèbre de tabacs, fabriques de soieries, mégisseries, filatures de lin; très importante fabrique de faïences de table et d'ornement dans le faubourg de Triana. Cette ville, située à 75 kil. de la mer, est le principal port de commerce de l'Espagne du S. Mais son port, gêné par la barre du fleuve à San-Lucar, ne reçoit que des navires de 300 tonneaux. Exportation considérable de blé. ? Séville, anc. Hispalis, fut prise par César après la bataille de Munda, et reçut le nom de Julia Romulea. Auguste lui donna les droits municipaux. Trajan, qui y était né, y construisit de beaux monuments. Lors de la grande invasion, elle tomba tour à tour aux mains des Vandales et des Goths; les Arabes la prirent en 712, et le roi saint Ferdinand la reprit en 1248. C'est là que siégea le tribunal central de l'inquisition qui y fut établie en 1481 Prise par les Français en 1810 et 1823; bombardée par Espartero en 1843. Patrie de Trajan, Adrien, Théodose, des peintres llerrera, Murillo, Esteban, Vélasquez.