Lisbonne dans les premières années du 20ème siècle
LISBONNE,
en latin Olisippo, en portugais Lisboa, capitale du royaume de Portugal, ch.-l. de la province d'Estrémadure, sur la rive droite du Tage et près de l'océan Atlantique, par 38°42'24" lat. N. et 11°28'45" long. 0.; 246,000 hab. Siège du gouvernement et des principales autorités civiles et militaires du royaume; archevêché. Elle couvre sept collines et s'étend le long du Tage sur une longueur d'environ 12 kil. L'estuaire du fleuve forme le port qui peut contenir 1,200 vaisseaux, mais dont l'accès est difficile. Lisbonne, presque détruite par le tremblement de terre de 1755, qui fit périr 35,000 personnes, fut relevée de ses ruines par le ministre Pombal. Elle renferme trois parties: Alfa-mor, Bairro Alto et Melo, outre les grands faubourgs de Junqueira, A'Alcantara, de Belem et de Campa Grande. On y remarque la place du Commerce, près du Tage, où se trouvent la bourse, la douane, la maison des Indes, l'intendance de la marine, la municipalité et la bibliothèque. Sur la place du Rocio sont établis les ministères dans l'ancien palais de l'Inquisition. Lisbonne possède deux arsenaux pour la marine et l'armée, des chantiers de construction, une corderie royale, une fonderie de canons, plusieurs hôpitaux, une manufacture royale de soieries, plusieurs théâtres parmi lesquels celui de San-Carlos, et un grand nombre de fabriques et de manufactures. Commerce de vins, huiles, vinaigres, citrons, oranges, liège, laines, etc., etc. La ville est défendue du côté de la mer par des forts, dont les principaux sont la tour de Belem, le fort d'Area, celui de San-Ju-liao, la tour de Velha et le fort de Bugio. - Lisbonne, colonie romaine sous le nom de Félicitas Julia, fut occupée par les Wisigoths et conquise par les Maures en 716. Alphonse Ier la prit et en fit sa capitale. Elle fut occupée par les Français en 1807 et évacuée en 1808. Patrie de saint Antoine de Padoue, patron du Portugal, et du Camoëns.