Grenade dans les premières années du 20ème siècle
GRENADE,
capit. de la capitainerie générale et de la province de ce nom (Espagne), au confluent du Jenil et du Darro, à l'extrémité orientale de la Vega de Gre nade, plaine de 40 kil. de long, sur 52 de large, re nommée par son extrême fertilité, à 420 kil. S. de Madrid. Archevêché, belle cathédrale qui renferme les tombeaux de Ferdinand et d'Isabelle, de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle ; 60 églises, dont les plus remar quables sont Santa-Cruz et San-Jeronymo. L'Alhambra est l'ancien palais fortifié des rois maures, maintenant en ruines ; on admire encore ses colonnades, la richesse de ses ornements intérieurs, ses tours massives, la cé lèbre cour des Lions avec sa colonnade et sa fontaine d'albâtre, les salles des Abencerrages, de la Justice, des Ambassadeurs, les bains, etc. La Généralif, au sommet d'une colline couverte de vignes et de figuiers, est une magnifique villa où résidait la cour pendant l'été;l'Alham-bra est dominé par la Chaise du More, édifice moresque en ruines. Il y a encore quelques fabriques de soieries, de velours et des papeteries.? Fondée au xe siècle près de l'antique Illiberis, Grenade fut la capitale d'un royaume indépendant, de 1235 à 1493. Elle fut longtemps indus trieuse, splendide, riche; ses hautes murailles, flan quées de 1,030 tours, contenaient 400,000 habitants. Elle succomba après un siège d'un an, 2 janv. 1492, sous les coups de Ferdinand et d'Isabelle, et sa déca dence commença ; 65,000 hab. ? Un traité fut signé à Grenade en 1500, entre Louis XII et Ferdinand le Catholique, qui se partagaient à l'avance le royaume de Naples.