Constantine dans les premières années du 20ème siècle
Constantine
(Cirta), ch.-l. de la prov. de ce nom (Algérie), sur un massif de rochers enveloppé par le torrent du Rummel, grossi du Bou-Merzoug, par 36° 22' 21" lat. N. et 4° 16' 35" long. E., à 430 kil. E. d'Alger. Division militaire, préfecture. C'est une sorte de trapèze de 40 hectares, qui est abordable seulement vers le S. O. ; il est entouré de tous les autres côtés d'abîmes verticaux. La ville est défendue par une vieille kasbah ; les rues sont étroites et tortueuses ; l'enceinte est percée de 4 portes. On y trouve quelques ruines romaines, l'aqueduc, un arc de triomphe, le pont d'El-Kantara sur le Rummel, les citernes de la kasbah, etc. Fabriques d'ouvrages en peaux, tissus de laine, minoteries ; commerce assez actif. Popul. 45,000 hab., dont 8,000 Européens. ? Cirta, fondée par les Phéniciens ou par les Grecs, capitale de la Numidie sous Massinissa et Jugurtha, florissante sous les Romains, ruinée en 311 par les partisans de Maxence, fut relevée par Constantin, qui la nomma Constantina. Soumise aux Vandales, détruite par les Arabes, prise par Khaïreddin Barberousse au XVIe s., dès lors capitale d'un bey, vassal insubordonné du dey d'Alger, elle fut en vain attaquée par le maréchal Clausel en 1836 ; mais, après la mort du général Danrémont, enlevée d'assaut par le général Valée, le 13 oct. 1837.